Lundi 31 mars 2008


des mains qui emmènent
des mains qui retiennent
des mains qui détiennent

des mains qui se tiennent
des mains qui tiennent
des mains qui soutiennent
des mains qui entraînent

des mains qui tricotent
des mains qui jonglent
des mains qui jouent

des mains qui attrapent
des mains qui lancent
des mains qui applaudissent


des mains qui touchent
des mains qui caressent

des mains qui cachent
des mains qui font taire
des mains qui font mal

des mains qui violent
des mains qui arrachent
des mains qui écartèlent
des mains qui attachent


des mains qui se tendent
des mains qui protègent
des mains qui se donnent

des mains qui lavent
des mains qui se lavent


des mains l'une dans l'autre



par Bouclesdor publié dans : Texte court
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Mercredi 2 avril 2008
Dans un salon de coiffure, la patronne Mme Chacal. Un client entre, c'est Josef Belett.

Josef Belett:
Bonjour madame! Je voudrais me faire couper les cheveux!
Mme Chacal :
Pas de problèmes! (en criant) Mélodie! (s'adresse au client) Elle arrive. Elle est pas bien fine, mais elle est douée en coiffure.
Mélodie s'avance, souriante, vers le client.
Josef Belett :
(gêné) Ah! Non, en fait, je préférerais que ce soit quelqu'un d'autre... (s'adresse à la patronne) Je voudrais une fille qui soit, comment dire, un peu moins blonde. Vous comprenez?
Mme Chacal :
(perplexe) Ah! (enjouée) Et bien je vais m'en occuper. (s'adressant à son employée) Mélodie, vas faire l'inventaire dans la réserve! (au client) Qu'est c'que j'vous fais?
Josef Belett:
Alors, je voudrais quelque chose de très sobre. J'ai un meeting très important avec Monsieur Durand ... (il attend, puis surpris) Vous ne connaissez pas Benoît Durand ?
La patronne fait non de la tête.
Josef Belett :
Mais voyons, c'est un homme politique très important! Il se présente aux élections présidentielles le mois prochain!
Mme Chacal :
Oh vous savez moi la politique, C'est tous les mêmes! C'est pour quel parti?
Josef Belett :
(en baissant la voix) Les partisans du retour à l'ordre moral, le PROM. (voix normale, s'élevant peu à peu) Nous voulons débarrasser le pays des personnages superficiels qui perturbent l'ordre moral de la nation, et tout particulièrement certaines femmes. Elles prennent le travail des gens intelligents en se servant de leur physique. Elles tournent la tête des hommes faibles, elles se font épouser et transmettent leur stupidité. (il crie) Elle gangrènent la société!!!
Mme Chacal :
C'est pas faux... Prenez moi par exemple, mon employée Mélodie, je n'ai rien contre personne attention, mais bon, elle se trompe tout le temps, sans compter qu'elle perturbe certaines clientes. Elle est pas méchante vous savez et j'lui veux pas de mal, mais bon...
Josef Belett :
Votez pour nous au élections, et ce genre de choses cessera. Nous lutterons pour vous et pour tous les honnêtes gens. (serre la main de la patronne) Merci beaucoup!



Il paye, lui donne un papier et s'en va. La patronne reste seule, le papier dans la main.
Mme Chacal :
C'est vrai! Il a raison! Ces jeunes blondinettes font du tort aux femmes honnêtes. Y faudrait leur interdire de se montrer avec les jambes nues et leur ventres à l'air. C'est vulgaire, choquant! Avec des filles comme ça, y a plus de moralité! C'est à cause d'une d'entre elles que mon fiancé est parti et que j'suis pas mariée aujourd'hui.! Cette blondasse qui montrait ses seins et ses fesses à tout le monde. Une femme honnête ça! Pffff! (regarde la feuille de papier) Les blondes du balai! J'vais y aller, moi, à leur meeting, y faut qu'on interdise aux blondes de prendre le travail et le mari des femmes honnêtes et droites.

Mélodie rentre.
Mélodie:
Madame Chacal?
Madame Chacal:
Quoi encore? T'es pas en train de travailler? J' te paye pas à rien faire!
Mélodie:
J'ai fini et je dois aller chercher ma cousine Catherine à la gare. Elle est bibliothécaire, elle vient en vacances en ville.
Madame Chacal:
(dubitative) Ta cousine?
Mélodie:
Oui! Alors je peux y aller? Je suis arrivée à 7hoo ce matin.
Madame Chacal:
Bon! De toutes les façons j'ai des trucs à faire aussi. Vas-y! Mais crois pas que j'vais te compter ton après-midi.
Elles sortent.
par Bouclesdor publié dans : Théâtre
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Mercredi 2 avril 2008
Dans la rue.
Le chef est sur une estrade et fait un discours. La foule est devant lui. Dans la foule Josef Belett.

Benoît Durand :
Mes amis, mes frères, vous êtes venus nombreux aujourd'hui pour soutenir notre parti dans ses efforts et je vous en remercie...
Mme Chacal arrive et semble hésiter, chercher quelqu'un, au moment où elle va s'en aller...
Josef Belett :
Mme Chacal, vous êtes venue, vous avez bien fait, nous avons besoin de gens comme vous!
Mme Chacal : (hésitante et flattée)
Ah bon !
Josef Belett :
Nous avons besoin de gens qui ont ont le courage d'exprimer leur opinion et de se battre à nos côtés, alors que beaucoup de personnes pensent la même chose. Vous êtes une femme courageuse Mme Chacal !
Mme Chacal : (satisfaite)
C'est vrai j'ai pas peur de défendre mes idées (criant avec la foule) Du balai les blondes ! Retour à l'ordre moral !



Pendant ce temps, Josef Belett s'éloigne et Mélodie et Catherine passent avec des sacs de voyage.
Catherine :
Dépêche toi !
Mélodie : (plaintive)
Mes chaussures me font un peu mal au pieds et je ne peux pas aller plus vite avec ma jupe.
Catherine :
Ce n'est pas le moment de traîner, il faut nous mettre à l'abri ! Ces gens ne nous veulent pas de bien.
Mélodie : (dubitative)
Tu exagères, comme toujours, tu vois le mal partout, moi...
Mélodie est interrompue par Josef Belett qui la tient par le bras.
Josef Belett : (exalté)
Et voici le mal personnifié! La créature par laquelle le péché est arrivé sur terre!
Mélodie: (indignée)
Eh! Lâchez moi!
Josef Belett : (s'adressant à la foule)
Nous devons nous débarrasser de ces filles perdues!!
Auguste : (à Catherine )
Vite! Venez avec moi
Catherine : (montrant Mélodie du doigt)
Et ma cousine là?
Auguste prend Mélodie par le bras et tous trois s'enfuient en courant. Pendant ce temps, le chef finit son discours devant la foule qui l'acclame.


par Bouclesdor publié dans : Théâtre
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Mercredi 2 avril 2008
Dans l'appartement d' Auguste .
Les deux femmes sont assises, Auguste arrive avec des cafés.


Auguste : (protecteur)
Buvez, çà va vous réchauffer!
Mélodie : (reconnaissante)
Merci beaucoup monsieur!
Auguste :
Vous avez eu chaud, ces gens sont très dangereux. Vous pouvez rester ici autant de temps que vous voulez!
Mélodie :
Oh, vous exagérez, ce n'était qu'un fou...
Catherine :
Non c'était une foule! Et dieu sait ce qu'une foule est capable de faire.
Mélodie :
Mais voyons, c'est juste parce qu'ils ne nous connaissent pas. C'est le hasard, on est passé au mauvais moment...
Catherine :
Non Mélodie, ouvre les yeux, ces gens nous veulent du mal, il va falloir être extrêmement prudentes.
Mélodie :
Mais, pourquoi ils nous veulent du mal? On leur a rien fait!
Auguste :
C'est un nouveau parti : le PROM, ils veulent un retour à la moralité et ils ont pris les blondes comme boucs émissaires. Vous êtes en danger!
Mélodie :
Non, je suis sûre que vous vous trompez!
Auguste :
Vous savez Mlle, nous ne nous sommes pas présentés, mais je suis journaliste et j'ai malheureusement déjà vu ce genre de choses dans l'histoire...
Mélodie :
C'est vrai qu'on s'est pas présenté, je sais même pas votre nom. Moi c'est Mélodie et ma cousine c'est Catherine. Et vous c'est quoi votre nom?
Catherine :
Mélodie, on parle de choses importantes!
Auguste :
Je m'appelle Auguste.
Catherine : (ironique)
Il paraît donc que vous êtes journaliste, vous travaillez sur quoi en ce moment? Encore un sujet hautement intellectuel, je présume ...
Auguste:
Je prépare un article sur le KuKluxKlan et la montée de la haine raciale envers les noirs aux Etats-Unis.

par Bouclesdor publié dans : Théâtre
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Mercredi 2 avril 2008
Dans l'appartement d' Auguste.
Mélodie et Catherine regardent la TV.

Mélodie :
Tiens regarde c'est Auguste !
Catherine :
Tais-toi! Qu'on entende ce qu'il dit.
Mélodie :
A voir sa tête çà doit pas être drôle!
Catherine:
Mélodie!
Mélodie:
OK! Moi je disais çà comme çà.
Auguste: (lisant)
Et bien voilà, les premiers sondages viennent de tomber. Il semblerait, et cela semble se confirmer au fur et à mesure que les résultats définitifs nous parviennent, que ce soit le parti PROM des partisans d'un retour à l'ordre moral qui arrive en tête. Dans ce cas, qui semble le cas de figure le plus probable, même si nous en parlons au conditionnel, Benoît Durand serait élu président, ce qui entraînerait de grands bouleversements au sein de notre pays.
Mélodie :
C'est qui Benoît Durand?
Catherine :
Chut! Le leader des PROM qu'on a vu dans le meeting l'autre jour.
Auguste : (toujours lisant)
Nous allons donc nous rendre au QG de campagne de Benoît Durand et de son parti où l'allégresse semble de mise puisque désormais, les résultats sont confirmés: Benoît Durand est officiellement président de la république avec 60% des suffrages.
On me fait signe qu'il est temps de lui laisser la parole. Une émission spéciale en directe de son QG aura lieu pendant le reste de la soirée. Nous allons donc assister dans quelques minutes au 1er discours officiel de notre nouveau chef d'état, ainsi qu'à la fête donnée en son honneur par ses partisans. Quant à moi, je vous rend l'antenne après ces nouvelles fort inquiétantes.
Benoît Durand :
Mes chers compatriotes, je serais bref pour ce 1er discours officiel, afin de rester fidèle à mes promesses « plus d'action et moins de paroles ». Je me félicite de ces résultats et je remercie les gens qui m'ont soutenu dans ma campagne, ainsi que tous les gens qui m'ont fait confiance. Pour ce soir, je laisserai place à la fête, mais dès demain, je me charge avec mon équipe de faire voter de nouvelles lois afin de sécuriser mes électeurs et de leur montrer l'efficacité de mon gouvernement. Je vous donne donc RDV demain. En attendant, place à la fête.
(Musique de fête)
par Bouclesdor publié dans : Théâtre
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Mercredi 2 avril 2008
Mélodie arrive devant le salon de coiffure. Mme Chacal sort du salon en la voyant arriver.

Mme Chacal : (agressive)
Ce n'est plus la peine de venir Mélodie, j'ai trouvé quelqu'un pour te remplacer.
Mélodie: (abasourdie)
Mais pourquoi? Je ne comprends pas.
Mme Chacal:
Comment ? T'es pas au courant ? Les patrons qui font travailler des blondes ont un impôt spécial à payer.
Mélodie:
C'est pas possible...
Mme Chacal:
Restes pas devant mon salon en plus! Tu veux qu'il m'arrive des ennuis ou quoi? C'est pas bon d'être vu avec une blonde.

Mélodie sort du salon. Elle retrouve Auguste et Catherine sur un banc, dans un parc. (bruit d'oiseaux)
Mélodie:
Et voilà, vous savez tout.
Auguste:
Et regardez dans le journal, c'est pas fini! Les blondes n'ont pas le droit d'avoir le téléphone, ni la télévision. Elles iront dans des écoles réservées, elles n'ont plus le droit de tenir un commerce. Il faut même qu'elles aillent se faire recenser en mairie...
Catherine:
Si çà t'étonne, c'est que tu es vraiment naïf! Ce qui nous attend est terrible! Tu n'as jamais lu de livres sur la Shoah? On commence par des interdictions, puis l'étoile jaune, et après ...
Mélodie:
Les gens ne laisseront pas faire çà!
Catherine:
Les gens ont voté pour eux!
Auguste:
Le plus important est de vous mettre à l'abri immédiatement.
Mélodie:
Comment çà?
Auguste:
Il faut se cacher jusqu'à ce que le danger soit écarté.
Catherine:
Il nous trouveront, où on nous dénoncera... On va toutes mourir!

Deux policiers arrivent, Geneviève et André.
Geneviève :
Eh vous! Il est interdit aux blondes d'aller dans un parc et de s'asseoir ailleurs que sur un banc qui leur est réservé!
par Bouclesdor publié dans : Théâtre
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Mercredi 2 avril 2008
Dans l'appartement d' Auguste.
Mélodie, Catherine et Auguste.

Auguste :
Je vais travailler. Surtout, faites attention à vous et ne sortez pas d'ici! D'accord?
Catherine:
Evidemment, c'est pas parce qu'on est blondes qu'on est complètement idiotes!
Mélodie:
Catherine! C'était pour être gentil!
Auguste:
C'est pas grave Mélodie, j'y vais. Bonne journée et à ce soir!

Auguste sort. Les filles commencent à faire le ménage dans l'appartement. On entend des voix derrière la porte. On voit Mme Chacal, et deux policiers.
Mme Chacal :
C'est ici, je vous assure, je les ai vu rentrer. Il y en a deux. Je vous ai appelé tout de suite.
Geneviève:
Merci Mme, vous êtes d'une grande utilité à votre pays.

On frappe violemment à la porte et elle s'ouvre sur deux policiers.
Geneviève :
Mesdemoiselles, veuillez nous accompagner!
Mélodie:
Pour quoi faire?
André :
Simple contrôle de routine! Prenez quelques vêtements, il peut y en avoir pour plusieurs jours. Nous vous attendons devant la porte.

Ils restent devant la porte ouverte pendant que Mélodie et Catherine remplissent une valise.
Catherine:
Je te l'avais dit, on aurait jamais du se faire recenser!
Mélodie:
Je vais écrire un mot à Auguste, il viendra nous aider.
Catherine:
Cà m'étonnerait bien! Il est comme les autres. Chacun pour soi!
Mélodie:
Tu es injuste, il nous a aidé jusque là!
Catherine:
Tu es naïve, il nous a peut être dénoncé!
Geneviève :
Bon! On y va!
Catherine: (à voix basse)
Ne laisse pas le mot ici, tu veux qu'il se fasse arrêter aussi ou quoi?
Tous sortent.
par Bouclesdor publié dans : Théâtre
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Mercredi 2 avril 2008
Dans une cellule de prison. Mélodie, Catherine et les deux policiers, Geneviève et André.

Mélodie :
Qu'est ce qui va nous arriver?
Geneviève :
Tu verras bien assez tôt! Mais je voudrais pas être à ta place!
Catherine:
Moi, c'est à votre place que je ne voudrais pas être. Emprisonner des innocents et être payé pour, il n'y a pas de quoi être fier!
Geneviève la frappe. Catherine tombe et Mélodie s'assoit à côté d'elle.
Geneviève :
Vas y, surveille les le temps qu'on vienne les chercher! J'ai autre chose à faire que d'écouter ces stupidités.

Geneviève sort de la cellule.
André :
Vous savez, moi je n'ai pas le choix, je ne le fais pas par plaisir.
Catherine:
On a toujours le choix!
André :
Ils sont venus me chercher pour m'engager dans la police. Sinon ils s'en seraient pris à ma famille. Mes parents, ma soeur et son bébé et mon petit frère de 12 ans auraient été emprisonnés dans un camp de rétention.
Mélodie:
C'est là que vous allez nous emmener?
André :
Oui, mais je ne peux pas vous aider, sinon je risque ma vie et celles de ceux qui me sont chers. Il me tiennent.
Mélodie:
Oh, je comprend, vous savez...
André :
C'est vrai? Je peux vous faire une petite faveur, si vous voulez prévenir quelqu'un, je peux lui transmettre quelque chose.
Mélodie:
Vous feriez çà? Justement, j'ai écris une lettre pour un ami journaliste, tenez et merci beaucoup.
André :
Il n'y a vraiment pas de quoi, c'est le moins que je puisse faire.

Il sort.
Catherine:
T'es folle où quoi? Maintenant, il vont s'en prendre à Auguste.
Mélodie:
Je suis sûre que non, il avait l'air sincère. Fais un peu confiance aux gens!
Catherine:
Regardes où çà nous a mené!
Geneviève :
On va vous emmener. Je m'en charge, je suis affecté à la surveillance de votre camp de rétention.
Tous sortent.
par Bouclesdor publié dans : Théâtre
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Mercredi 2 avril 2008
A l'extérieur, une foule de prisonnières travaille, surveillée par Geneviève, André et Josef Belett.
Devant, on voit Catherine et Mélodie.

Catherine :
On en verra jamais le bout.
Elle s'arrête.
Mélodie :
Ne t'arrête pas! Il faut continuer. Si tu ne reprends pas le travail, ils te tueront.
Catherine:
Peut être que çà vaudrait mieux !
Mélodie:
Tu n'as pas le droit de dire çà. Tu es forte. Tu dois survivre.
Catherine:
A quoi bon? Personne ne viendra jamais nous sauver.
Mélodie:
Tu dois y croire, je suis sûre qu'Auguste viendra.
Catherine:
Je suis sûre qu'il est déjà mort ou sinon il est passé de l'autre côté. Nous sommes condamnées, nous n'avons plus qu'à mourir...
Mélodie:
Tu dois vivre pour les autres qui sont mortes, pour Sophie, Émilie et Laura. Tu dois vivre pour raconter, pour que le monde sache...
Josef Belett :
Tu ne vas pas assez vite!
Il tire sur une femme qui tombe et meurt.
Josef Belett : (à tous)
Elle n'a eu que ce qu'elle méritait! Une charge pour nous! (s'énervant) On ne vous nourrit pas à rien faire, vous devez être productives! Celle qui coûte plus cher que ce qu'elle rapporte subira le même sort.
Geneviève :
Au boulot! Si vous n'accélérez pas, les rations de nourriture seront diminuées de moitié ce soir!
Catherine: (à voix basse)
Pour ce qu'on a à manger! S'ils ne nous tuent pas au travail, on mourra de faim.
Mélodie:
Garde confiance!
par Bouclesdor publié dans : Théâtre
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Mercredi 2 avril 2008
Dans le camp, la nuit.
Mélodie Catherine et Cécile.

Cécile :
Psst! Vous deux!
Catherine:
Qui es tu ? Qu'est ce que tu nous veux?
Cécile :
Je m'appelle Cécile et j'ai vu comment vous avez saboté votre travail tout à l'heure.
Catherine:
Et alors? Tu vas nous dénoncer?
Cécile:
Mais non! Je veux juste qu'on s'organise.
Mélodie:
Comment ça?
Cécile:
Je voudrais monter un mouvement de résistance! Nous saboterons au maximum le travail qu'ils nous donnent à faire. Nous devons les empêcher de devenir plus puissant grâce à nous.
Mélodie:
Et nous pourrions nous organiser pour aider les plus faibles à se nourrit et à ne pas perdre espoir.
Cécile:
Désormais nous ne serons plus seules, nous sommes unies.
Catherine: (méfiante)
Et qui nous dit que ce n'est pas un piège? Tu veux peut être juste nous pousser à la faute.
Mélodie:
Catherine, ma pauvre, tu es tordue! A force de te méfier, tu vois le mal partout! Je suis peut être un peu naïve et pas aussi intelligente que toi, mais moi, au moins, j'y crois et je garde l'espoir de meilleurs jours.
Cécile:
Elle a raison, Catherine! Si tu ne fais confiance à personne, tu ne t'en sortiras pas. Tu verras qu'à plusieurs, on est plus fortes.
Catherine:
Peut-être... je veux bien essayer de former un groupe ...
Mélodie:
C'est bien!
Catherine:
Mais c'est juste pour sortir de là, je vous préviens! Que ce soit bien clair, on n'est pas des amies, ni rien...
Cécile:
Pas de problèmes! On s'aide mutuellement pour survivre et s'en sortir. Ça s'arrête là.
par Bouclesdor publié dans : Théâtre
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